En résumé
Les 9 signes les plus fréquents d’un dossier falsifié : incohérences net/brut sur les fiches de paie, cumul annuel qui ne progresse pas, SIRET inexistant ou radié, avis d’imposition non confirmé par le service officiel, métadonnées PDF suspectes, polices et alignements irréguliers, montants trop ronds, écarts entre documents, et identité incohérente entre les pièces. La vérification des trois premiers couvre la majorité des fraudes.
Pourquoi c’est devenu un problème de masse
Des sites vendent ouvertement de « vraies-fausses » fiches de paie, et l’IA générative a fait tomber la dernière barrière technique. Selon les estimations du secteur, 10 à 15 % des dossiers contiendraient des pièces falsifiées. Le faux n’est plus l’exception, c’est un risque statistique à intégrer dans chaque mise en location.
Les 9 signes, du plus rapide au plus technique
- Le net/brut impossible : un net à ~90 % du brut n’existe pas pour un salarié du privé (la norme est 75-80 %).
- Le cumul annuel figé : sur trois bulletins consécutifs, le cumul imposable doit progresser. Cumuls identiques = document fabriqué.
- Le SIRET fantôme : entreprise introuvable ou radiée sur annuaire-entreprises.data.gouv.fr.
- L’avis d’imposition non vérifiable : le numéro fiscal + la référence ne renvoient rien sur le service de vérification d’impots.gouv.fr. Contrôle décisif.
- Les métadonnées qui parlent : PDF « créé avec » un éditeur graphique, date de modification récente sur un bulletin ancien.
- Typographie et alignements : deux polices sur une même ligne, colonnes désalignées, logos pixellisés.
- Les montants trop ronds : un net à exactement 2 500,00 € trois mois de suite sans variation de cotisations.
- Les écarts entre documents : le salaire annuel ne correspond pas au revenu fiscal de référence ; adresses divergentes.
- L’identité approximative : orthographe du nom légèrement différente d’un document à l’autre.
La limite de l’œil humain
Ces contrôles détectent les fraudes grossières. Les falsifications par IA passent l’inspection visuelle. C’est pourquoi CYRUSS certifie chaque document à la source par analyse algorithmique : la fraude sophistiquée est détectée avant même que le dossier ne vous soit présenté.
« La synthèse certifiée me fait gagner un temps fou et me rassure sur les faux documents. » — Sophie D., propriétaire bailleuse
Questions fréquentes
Que risque un locataire qui fournit de faux documents ? Le faux et usage de faux est un délit puni jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende. Le bail obtenu par fraude peut être annulé.
Quel est le contrôle le plus fiable ? La vérification de l’avis d’imposition sur impots.gouv.fr : c’est le seul document authentifiable directement auprès de l’administration.
Pour aller plus loin : la méthode de vérification complète · CYRUSS pour les propriétaires.